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Prolifération nucléaire
Selon un savant, le Brésil a failli construire une bombe atomique
Par Michael Astor, rédacteur à l’Associated Press


Publié le 30 août 2005

Dépêche Associated Press. Mardi 30 août 2005, 9h 14, heure de Paris. Traduit de l’anglais par ACDN.

RIO DE JANEIRO, Brésil. Les militaires brésiliens ont continué à travailler à une bombe atomique après avoir reçu en 1985 l’ordre d’abandonner le programme et ils avaient presque fini d’en construire une en 1990, a déclaré un savant nucléaire de premier plan.

Jose Luiz Santana, ancien président de la Commission pour l’énergie nucléaire du Brésil, connue sous le nom de CNEN d’après ses initiales en portugais, a déclaré que l’armée préparait un essai nucléaire quand le programme a finalement été démantelé en août 1990.

Courant août 2005, l’ancien président du Brésil Jose Sarney, qui dirigea le premier gouvernement civil après la dictature militaire en vigueur de 1964 à 1985, avait déclaré à la chaîne de télévision « Globo » avoir annulé un programme de construction d’une bombe atomique au moment de son accession au pouvoir. Les généraux précédemment au pouvoir furent longtemps suspectés d’avoir cherché à obtenir des armes nucléaires, mais cette déclaration de Sarney était la première confirmation de ce programme secret.

Santana vient cependant d’affirmer que les militaires continuaient à travailler sur une bombe lorsque l’ancien président Fernando Collor succéda à Sarney en 1990, et qu’ils espéraient réaliser un essai souterrain en septembre de la même année, sur une base isolée dans l’Est de l’Amazonie brésilienne.

Les responsables militaires avaient même obtenu l’uranium enrichi nécessaire comme explosif, a-t-il dit au cours d’une interview télévisée diffusée par Globo dans la soirée du dimanche 28 août.

D’après Santana, il a fallu sept mois à son équipe et à lui-même pour démanteler le programme.

« J’ai pris mes fonctions en avril 1990... mais c’est seulement en août que la CNEN a réussi à récupérer le contrôle du container » d’uranium enrichi encore aux mains des militaires, a-t-il déclaré à Globo.

Il a dit que les militaires avaient obtenu l’uranium d’un autre pays, qu’il a toutefois refusé de désigner. Il a également refusé de nommer les responsables militaires qui se trouvaient derrière cet effort nucléaire.

La CNEN a récusé les allégations de Santana. « Il n’existe dans les archives de l’institution aucune espèce de document ou d’information susceptible de prouver de telles déclarations », a-t-elle fait savoir lundi dans un communiqué.

Elle a ajouté que toute matière nucléaire est stockée au Brésil au su de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

En 2003, le ministre brésilien de la recherche, Eduardo Campos, avait provoqué un beau tumulte en déclarant qu’il convenait que le Brésil poursuive « toute forme de recherche scientifique, qu’il s’agisse du génome, de l’ADN ou de la fission nucléaire ».

Beaucoup interprétèrent cette déclaration comme signifiant que le Brésil avait l’intention de développer des armes nucléaires. Le gouvernement nia avoir un tel but, soulignant que la constitution du Brésil interdit l’usage de l’énergie nucléaire à des fins non pacifiques.

Le programme nucléaire brésilien a soulevé de nouvelles inquiétudes l’an dernier, lorsque le gouvernement annonça qu’il travaillait à enrichir son uranium et refusait à l’agence atomique de l’ONU l’autorisation d’inspecter ses installations à Resende, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Rio.

Le gouvernement invoquait la nécessité de protéger des secrets industriels. Finalement, un accord fut atteint, permettant aux inspections de se poursuivre et obligeant le Brésil à dévoiler ses centrifugeuses.


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